vendredi 30 mars 2018

Pâque, mais "pas que…"

J'ai aimé la conclusion de l'interview de Delphine Horvilleur, rabbin, interrogée sur France Inter le 29 mars 2018. Jouant avec le mot de Pâque, ou de Pâques, selon qu'il s'agit d'une fête juive ou chrétienne, elle proposait que nous nous retrouvions tous dans une communauté de "pas que…". Juif, chrétien, musulman, athée, mais "pas que…"

Nous sommes tous des juifs et des allemands
En ces célébrations de 68, qui me rappellent surtout mon âge, comme le dit Dany, il me trotte dans la tête cette chanson de Dominique Grange, et ce slogan, apparu suite à un article du journal Minute : "Ce Cohn-Bendit, parce qu’il est juif et allemand, se prend pour un nouveau Karl Marx», et une déclaration de Georges Marchais dans l'Humanité : "ces groupuscules dirigés par l’anarchiste allemand Cohn-Bendit». Nous qui étions nés juste après la guerre, comment pouvions-nous entendre de tels propos, à droite comme à gauche, sans descendre et hurler dans la rue ? C'était ça aussi 68. (Mais pas que…)


Mais revenons à Pâque(s). Fête du passage et de la fin de l'esclavage, fête de la résurrection, fête de la renaissance de la nature… Courses aux oeufs qui s'organisent dans les communes, fête des enfants et des chocolatiers…

Un temps j'ai craint qu'on oublie la  chasse aux oeufs, qu'on se contente d'apporter aux enfants des chocolats dans leur paquet cadeau, contre un merci et un baiser, qu'on oublie le jeu de cache-cache et la magie de ces oeufs arrivés d'on ne sait où. Les cloches sont passées, ou peut-être le lièvre…Comme pour Noël, on fait semblant de ne pas savoir qu'il y a quelqu'un qui les a achetés…Et le plaisir est autant dans la quête, et le partage, que dans la consommation.
Chez nous, on ajoute aux oeufs des bébelles : de tout petits jouets, de tout petits cadeaux, de petites surprises. Des chocolats, mais pas que… 














mardi 19 décembre 2017

De laine et de fil de fer DIY

"Je m'amuse" par Maria

Il vous faut

- du fil de fer souple (le vert qu'on trouve en bobine dans le commerce) et une petite pince coupante
- de la laine, des ciseaux, une grosse aiguille
- chutes de papier, restes de papier cadeau, colle, crayons

1) on fait une forme en fil de fer, bonhomme ou animal, comme on veut. Arrangez vous pour que les extrémités du fil de fer se retrouvent au centre du personnage, pour éviter de s'y piquer.


2) on entortille la laine autour du fil de fer pour entièrement le cacher. Quand on arrive au bout de son bonhomme, on noue les bouts de laine et on cache la laine qui dépasse sous la laine entortillée (avec l'aiguille).



3) on peut faire un visage avec un morceau de papier ou un bout de tissu, mettre des cheveux ou un chapeau, et voilà un personnage qui peut changer de position, tenir assis ou debout, s'accrocher sur une branche de sapin ou s'installer au bord d'une étagère…



4) Selon le jeu, selon la saison, on récupère des emballages -cartons, barquettes en bois- et on en fait des maisons , des jardins, ou… le traineau du Père Noël.






Réalisation : enfants de 5 à 8 ans, atelier de Maria Dumage et Catherine Hardy, Ecole Suédoise de Paris.